Friday, 17 February 2017

Il y a bien des gens qui peuvent vivre leur amour tous seuls et supporter bien la séparation, comme des gens peuvent supporter le diabète ou l’hypertension. Car, en fin de compte, l’amour qui mène à la séparation est une maladie qu’on ne peut que vivre avec. L’amour, conjugué à la foi, peut faire figure de rempart contre la dépression. Il peut même aider à s’en sortir. Mais pourquoi attendre jusqu’à foncer dans la dépression ? Il doit toujours y avoir des clignotants d’alarme.


En matière d’amour, intellectuellement et spirituellement parlant, mieux vaut être sujet qu’objet. Quand on aime, on donne, on est généreux. Quand on aspire à être aimer, par tous les moyens, ou quand on se sent aimé, on risque de tomber dans l’orgueil et l’avarice. Quand on aime on est plus sensible aux fleurs et chants d’oiseaux, à la beauté des vergers, des gens et de tout le monde où l’on vit. L’amour attendrit le cœur et renforce la spiritualité. Avec l’amour on peut réaliser sa pleine humanité. L’amour nous aide à extraire de la force de nos faiblesses et de la résilience de nos déboires. Si on est du genre qui cherche le commun plutôt que le séparant, si on est prêt à donner gracieusement, si on ne veut pas assouvir toutes ses attentes à tout prix, si on veut marcher main dans la main, dans la paix et la quiétude, avec celui qu’on aime, si on ne veut imposer quoique ce soit à celui qui nous aime, si on est disposé à régler les divergences avec le sourire et les belles paroles, si on ne veut pas se couper de l’autre en s’arrogeant le droit de lui imposer sa manière de voir le monde, oh combien beau et doux sera l’amour ! Demander à quelqu’un qui est en détresse de penser aux autres, ça ne rentre évidemment pas dans la cabeza, surtout si c’est le bien-aimé qui a causé cette détresse. Mais l’amour fait des miracles.

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